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L’incertitude

On vit dans un monde de certitudes. On peut prévoir ce qu’on fera dans 6 mois sans trop de souci, parce-que l’on sait que les lois, la monnaie et les institutions sont stables.

On arrive à tout prévoir ou presque, de la météo aux marchés financiers. 

Alors quand tout bascule, quand les frontières ferment sans préavis, que les rues se vident et que des queues gigantesques se forment devant les supermarchés, il y a de quoi avoir peur.

Tout à coup, on ne sait pas de quoi sera fait demain.

Notre stabilité est ébranlée et tout est remis en cause: la rentrée d’argent à la fin du mois, les vacances en août, ou le rdv pour se faire retirer les amygdales.

Tout à coup, la certitude disparaît. Et la peur apparaît. 

Et pourtant, il y a quelque chose de fascinant là-dedans, car c’est nouveau, inédit.

D’une crise, tout peut émerger, et on sait qu’on en ressortira changés.

Quel regard on portera sur tout ça dans 6 mois, dans 1 an, quand tout sera terminé ?

Ou dans 10 ou 20 ans, quand ça fera parti de l’Histoire et qu’on lira des faits et des données froides ?

D’abord, on verra tout ce qui a changé en nous, en tant qu’humains. Mais aussi en tant que membre d’une société et habitants d’une même planète. Peut-être qu’on vivra autrement, plus solidaires, moins sûrs de notre statut de pays riche et intouchable.

On lira le chiffre terrible du nombre de morts.

On constatera peut-être aussi un boom de naissances, ce seront les bébés de la “quarantaine coronavirus”.

On nous montrera la belle aubaine que ça aura été pour la planète, qui aura pu respirer quelques mois.

On parlera peut-être de cette période comme de celle qui aura vraiment lancé le télé-travail comme nouvelle norme ou qui aura relancé l’industrie du livre.

On verra, avec la perspective et le calme qui suit une crise éteinte, les erreurs commises par les gouvernements.

On montrera du doigt ceux qui en auront profité pour s’enrichir sur les marchés financiers, car toute crise crée des opportunités.

Ce qui est presque sur en tout cas, c’est que les enfants grandiront avec de nouvelles habitudes. 

Nous, on était la génération “ferme le robinet quand tu te brosses les dents”. 

Place à la génération “éternue dans ton coude”.

Et toi, est-ce que tu penses que tu seras différent ?

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