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Je me lance en auto-entrepreneure : les premiers doutes

“Je n’ai pas les épaules pour ce projet”

C’était ma première pensée du matin.

10 jours après m’être lancée, je suis pleine de doutes et d’incertitudes.

À quel moment j’ai pensé que j’aurais les épaules pour monter une entreprise ?

Pourtant, j’y ai beaucoup réfléchi. J’en avais marre de bosser 35 h par semaine sans y trouver vraiment de sens et à un rythme qui n’était pas le mien.

J’avais envie de me lever le matin pour faire quelque chose auquel je crois profondément. Qui m’apporte de la joie, à moi et aux autres. J’avais envie d’être libre de me fixer mes propres objectifs et d’établir ma propre organisation.

Bref, il fallait que je monte ma boite.

Mais qu’est-ce que j’allais bien proposer ?

Je suis persuadée qu’on a tous quelque chose à apporter au monde.

Bla. Bla. Bla. Plus facile à dire qu’à faire.

Quand il a fallu mettre ça en pratique et trouver ce que moi je pouvais bien apporter, c’était la page blanche.

Quand une idée surgissait, elle était accompagnée de pensées du style : “mais qui je suis pour parler ça ? Pour croire que je suis légitime ?” #sydromedelimposteur

J’ai décidé de tourner la question autrement : qu’est-ce qui a changé ma vie et que j’ai envie de partager ?

Récemment, j’ai réussi à me lancer dans de nouveaux projets et surtout, à aller jusqu’au bout.

Pourtant, je suis plutôt du genre à avoir envie de faire des centaines de choses, mais ne pas savoir par où commencer. Je procrastine. Je commence tout et je ne finis pas grand chose. J’ai l’impression de ne jamais rien accomplir de concret. C’est frustrant, démotivant.

Mais j’en ai eu marre, alors j’ai creusé le fond du problème.

J’ai cherché des solutions, que j’ai testées sur quelques projets : le contenu quotidien, la création du site internet, et plus récemment le podcast.

Ça a littéralement changé ma vie.

Pour la première fois depuis longtemps, j’arrivais à me lancer dans quelque chose que j’avais vraiment envie de réaliser.

À m’y mettre à fond, sans penser à toutes les autres choses que j’aurais pu faire ou dû faire. J’arrivais à rester disciplinée et efficace jusqu’au bout.

Miracle.

Le sentiment d’accomplissement à la fin était fou.

Ça me donnait encore plus d’énergie pour me lancer dans les autres choses qui attendaient patiemment leur tour sur ma liste.

L’idée a germé : j’allais proposer ces outils qui ont transformé ma vie à des personnes qui vivent la même chose.

  • Qui ont plein d’idées, mais qui ne savent pas par où commencer.
  • Qui sont frustrés de ne pas avoir le temps de tout faire.
  • Qui en ont marre de sauter du coq à l’âne et de finir par laisser tomber.
  • Des personnes qui veulent se lancer dans un projet et aller au bout.

Comment j’allais transposer mon expérience en un plan d’action simple et concret qui fonctionne ?

L’ébauche du plan est vite apparue.

Mais le lendemain, quand il a fallu le remplir, c’était la panne.

Je savais exactement ce que j’avais à écrire, mais j’étais bloquée.

Est-ce que j’ai vraiment quelque chose à dire ?
Et si ça n’intéresse personne ?
Et si c’est naze, en fin de compte ?

Le cocktail empoisonné de toutes les résistances et peurs qui m’a si souvent conduit à abandonner était de nouveau au menu.

Mais là, j’y étais préparée. Je savais que mon cerveau allait me conduire sur ce chemin-là, et qu’en réponse, je risquais de procrastiner.

Ça m’a fait sourire, parce que travailler sur les peurs profondes qui empêchent de passer à l’action, c’est un des sujets du plan d’action. 

Bref, j’ai pris conscience de ce qui me bloquait vraiment, et j’ai réussi à m’y mettre.

J’ai passé les jours suivants à rédiger et à faire des recherches. Je ne faisais que ça, je ne pensais qu’à ça, du matin au soir.

Je découvre alors un des inconvénients au fait de travailler pour soi-même : il n’y a pas d’autres limites que celles que tu te fixes.

Tu peux travailler 12 h par jour, tous les jours si tu en as envie. Personne ne va te dire d’arrêter.

Sauf que, et c’est le deuxième inconvénient, il y a toujours à faire.

J’avais constamment des idées ou des nouvelles tâches qui apparaissaient. La liste s’allongeait sans arrêt.

Je dormais mal et peu. J’ouvrais à peine les yeux que je pensais déjà à mille choses à faire ou développer.

Impossible de ralentir la machine. 

Heureusement, j’avais établi un calendrier pour mon projet. Je savais quoi faire et où j’allais, alors tout allait bien.

Jusqu’à hier.

Je me suis rendue compte que mon calendrier, c’était de la m*rde.

J’avais prévu 4 jours pour réaliser des tâches créatives cette semaine.

J’avais oublié ma formation d’Anglais, la fête des mères, et le fait que même sans ça, il m’aurait en réalité fallu 8 ou 10 jours.

C’est la douche froide.

Je passe la journée à me fustiger de ne pas réussir à faire tout ce dont j’ai envie. Je m’en veux d’être fatiguée et de ne pas réussir à travailler 12 h par jour.

Finalement ce matin, je me suis réveillée avec la tête qui bourdonne et des douleurs aux cervicales.

Peut-être que je n’ai pas les épaules pour ça, après tout ?

Que c’est trop pour moi.

Ou peut-être que j’ai fait des erreurs.

Peut-être qu’en fait…

  • je n’ai pas besoin de me mettre une pression de dingue.
  • Je n’ai pas besoin de tout “sacrifier” pour y arriver.
  • Je n’ai pas besoin de bosser 12 h par jour pour mériter de réussir.
  • Je n’ai pas besoin de m’imposer des deadlines irréalistes.
  • Je n’ai pas besoin de produire autant de choses qu’une équipe de 5 personnes.

J’ai tellement envie d’y arriver que j’ai oublié l’objectif principal.

Créer quelque chose d’humain, qui apporte de la valeur et qui corresponde à mes valeurs.

Et surtout, KIFFER.

Alors j’ai annulé ce que j’avais prévu pour la journée, pour prendre le temps de me recentrer sur mes objectifs, rendre mon calendrier réaliste et surtout, trouver un équilibre dans ce nouveau mode de vie.

Encore un jour de perdu sur mon planning…

Mais quand on veut courir un marathon, il faut parfois s’arrêter pour se ravitailler.

Les articles sur les dessous de la vie de baby-entrepreneure t’intéressent ? Dis le moi en commentaire pour savoir si j’en fais plus à l’avenir !

2 Comments

  1. Ah ce sentiment de l’imposteur et ces plannings irréalistes et irréalisables… Ces bons vieux amis/ennemis! Et oui, il y a des techniques pour les contrer (la meilleure restant le passage à l’action) mais encore faut-il parvenir à garder la tête froide et ce n’est pas simple. Bravo pour ton boost de volonté 😉 En tout cas, je vais bien suivre ton projet. Il est super intéressant!

    • Tu as tout à fait raison ! Passer à l’action j’y arrive et faire du mieux qu’on peut, parce-que la pression c’est simplement quelque chose qu’on s’impose à soi-même et qui est contre-productive !

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