Aller le contenu

Faire face aux critiques

Imagine que quelqu’un te donne une petite fiole de poison.

Est-ce que tu vas l’ouvrir et la boire ?

Ou vas-tu la regarder avec curiosité avant de la poser dans un coin et l’oublier ? Ou peut-être même la jeter directement à la poubelle, car tu ne sais pas trop quoi en faire.

C’est ce qui se passe quand tu reçois une critique : tu peux t’empoisonner avec ou la laisser passer et l’ignorer.

OK, ça à l’air facile à dire. Comme si on choisissait d’être blessé ou de subir nos émotions négatives.

On ne peut pas contrôler ce que les gens disent (et encore moins ce qu’ils pensent).
Mais on peut choisir quoi faire avec.

Et quelle liberté !

Personne ne peut te blesser sans ton consentement. Personne ne peut te faire sentir mal contre ton gré.

Car ces émotions là, elles sont provoquées par des pensées, une interprétation dont on est complètement maître.

Je me souviens d’un matin en arrivant au travail où une collègue m’a lancé un « t’as l’air fatigué ». 

J’aurais pu répondre « Aha ! » et continuer d’ouvrir mon courrier.

Mais ce jour-là, j’étais fatiguée et pas maquillée.

J’ai pensé : « ah, donc c’est ça quand je suis au naturel. Et oui j’ai mal dormi, pourquoi les gens se sentent le besoin de me le rappeler ? ».

J’ai ressenti des émotions négatives, victime d’une critique qui n’en était même pas une.

Parce qu’il y a ça aussi : parfois on interprète un geste ou une parole bien au delà de ce qui est dit. On s’empoisonne tout seul, en projetant nos propres peurs.

D’autres fois, on traîne une critique avec nous. On ressasse des paroles sans doute oubliées depuis longtemps par celui qui les a prononcés. On continue de boire la fiole par petites gorgées, victime de nous-même.

Ça a changé ma vie de réaliser ça.

Alors voilà ce qu’on peut faire la prochaine fois qu’on reçoit une critique :

  • On peut commencer par la dissocier de la personne qui la formule et de ce qu’on pense d’elle.
  • Puis on peut se demander si on est d’accord avec cette remarque.
  • Si c’est le cas, qu’est ce qu’on peut changer ? Sur quoi on peut travailler ?
  • Et si non, on peut laisser les autres penser ce qu’ils veulent.

Et reposer la fiole qu’on s’apprêtait à ouvrir.

 

. . .

Ça t’a plu ? Échangeons !

Viens en parler avec moi et le reste de la communauté en commentaire ou sur les réseaux sociaux 💙

À bientôt,

Stef

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.