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Je suis jalouse

Il y a des mots qui me sont inconfortables.

Prenez la jalousie par exemple. Quand j’entends ce mot, ça me rappelle les gamineries de collège ou de l’insécurité dans le couple.

Je lui préfère le mot “envie”, mais c’est bien la même chose : jalouser, envier ce que possède autrui.

J’ai honte d’admettre que j’en ressens.

Quand je vois des filles au ventre plat.

Quand je vois des gens qui bossent sur le web et qui habitent à l’année dans des pays exotiques.

Oui, ça me fait envie.

Et pourtant, je ne vois que le résultat final.

Pas tout le travail qu’il y a eu derrière, ni les sacrifices. Les semaines de boulot à 70h ni les souffrances à la salle de sport.

On envie la vie fantasmée des gens sur la base des meilleurs morceaux qu’ils nous laissent entrevoir.

On y est constamment exposé sur les réseaux sociaux, mais que sait-on vraiment de leur vie, à part qu’elle à l’air plus parfaite que la nôtre ? 

Et pourtant, si inconfortable que soit cette émotion, c’est une bonne boussole.

On ne jalouse pas la personne, mais ce qu’elle possède. On voudrait la même chose pour nous-même.

C’est peut-être quelque chose à creuser, une envie profonde qui demande à être réalisée.

Malheureusement, on est souvent découragé avant d’avoir commencé. Ça nous semble impossible pour nous et on se cherche toutes sortes d’excuses.

Pour elle, ça devait être facile. Elle a eu de la chance. Et puis c’est déjà fait, j’arrive trop tard.

Au contraire. Il y a toujours de la place pour ceux qui ont une approche originale, qui leur ressemble. Bruno Maltor de le disait dans une de ses stories récemment : il y est encore possible d’être blogueur voyage, si on est bosseur et créatif.

D’ailleurs, il s’agit pas d’être le premier, mais d’être différent.

D’être soi et d’oser.

Si quelqu’un l’a déjà fait, c’est une bonne nouvelle : ça veut dire que c’est possible. Que quelqu’un a déjà défriché le chemin pour nous. Que l’on peut apprendre d’elle et de ses erreurs.

La prochaine fois que tu ressens une pointe d’envie, fait pause.

On peut transformer une émotion négative en quelque chose de positif, pourvu qu’on sache reconnaître là nos vraies envies et qu’on arrête de scroller pour enfin passer à l’action.

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