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La comparaison aux autres

Il y a une dizaine d’année, j’ai commencé à fréquenter un garçon fort intelligent.

J’entrais à la fac quand lui avait déjà obtenu plusieurs diplômes dont la simple évocation me faisait fondre d’admiration.

Il avait lu À la Recherche du Temps Perdu de Marcel Proust EN ENTIER, alors que je n’étais jamais parvenu à terminer le premier livre tellement il me donnait sommeil.

Bref, mon idole le mec.

Ça me poussait à m’améliorer, à apprendre plein de choses.

Mais au fond, bien souvent, je me sentais nulle et intellectuellement inférieure à lui.

Qu’est-ce qu’il pouvait bien me trouver, d’ailleurs ?

Je tentais de le cacher tant bien que mal, mais je manquais cruellement de confiance en moi à ses côtés.

En fait, je me comparais.

Se comparer aux autres, c’est terrible pour l’estime de soi.

On sait bien qu’il y aura toujours plus intelligent ou plus beau que nous, mais on ne peut pas s’en empêcher.

Pas plus tard qu’hier, j’étais contente car j’avais bien avancé sur ma to-list.

5min sur les réseaux plus tard et je me dis que, quand même, j’aurais pu faire plus/mieux/différent…

À la fin de la journée, il y aura toujours quelqu’un qui aura accompli plus, qui est déjà plus avancé sur le chemin ou qui aura réussi là où on travaille encore.

Au début, j’avais écrit: “Comparons ce qui est comparable. J’admire Stephen King, mais pourquoi diable irais-je me comparer à lui ? Ce serait ridicule.”

Mais en fait, cette phrase était NAZE.

On a à se comparer à personne, même à des gens plus “proches” de nous.

Déjà, parce-que c’est subjectif et uniquement basé sur notre perception d’eux et de leur vie.

Mais surtout, parce qu’on est tous unique. On a tous nos qualités, nos objectifs, nos priorités, notre rythme.

Au lieu de se comparer, cultivons notre originalité.

Ce qui fait de nous, nous.

Laissons fleurir nos qualités avant de s’acharner à vouloir corriger nos défauts.

Les autres, ils nous montrent ce qui est possible, pas ce qu’on devrait faire pour être un personne bien ou digne d’être aimée.

Notre réussite à nous, c’est quand on a atteint NOS objectifs. Ceux qu’on s’est fixés parce-qu’on pense qu’ils nous rendront heureux nous.

Et clairement pour moi, lire Marcel Proust n’en faisait pas parti.

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