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La nostalgie du confinement

11 mai. Comment vous vous êtes sentis quand le Président a annoncé cette date ? 

Pour ma part, je me suis d’abord dit que ça allait être long 4 semaines. 4 semaines de plus confinés !

Et puis la seconde d’après, j’ai eu un sentiment contradictoire.

J’ai pensé à toutes les choses que je voulais encore faire, et 4 semaines, ça m’a presque paru court. 

Ça m’a fait bizarre.

Est-ce que je vais être “nostalgique” de ce temps de confinement ? De cette parenthèse sans travail, sans emploi du temps, sans rendez-vous ?

Bien sûr que la peur, l’anxiété et l’incertitude ne nous manqueront pas. 

On ne sera pas nostalgique des infos tristes et alarmistes, des hôpitaux pleins et des entreprises à l’arrêt. 

On ne regrettera pas nos vies chamboulées, le périmètre d’un kilomètre et la queue devant le supermarché. 

Mais au milieu de tout ça, il y a nous. Notre vécu.

Cette période, on l’a tous vécus différemment.

Peut-être stressante, entre télé-travail et école à la maison.

Ou peut-être que, pour d’autres comme moi, c’était une parenthèse. Un moment pour soi, libéré des obligations professionnels et des distractions sociales. Un avant-goût de la retraite.

Pendant cette parenthèse, j’ai pris le temps de cuisiner, de méditer, de lire les livres oubliés de ma bibliothèque et dormir autant que nécessaire.

Ces choses pourtant si indispensables à mon équilibre, mais qui sont les premières à passer à la trappe face au stress ou au manque de temps.

Alors cette parenthèse, même si elle existe au milieu du chaos, elle fait du bien.

Peut-être qu’on y repensera comme le moment où on a ralenti le rythme, où on a pensé un peu plus à soi.

Où on a trouvé du sens en dehors du travail et de l’interaction social. 

Le moment où on a pris des décisions pour changer notre vie. Quitte à ajouter de l’incertitude à l’incertitude, après tout…

Alors pour ne pas être nostalgique du temps où l’on avait le temps, il ne tiendra qu’à nous d’agir pour trouver un nouvel équilibre dans nos vies.

De garder les rituels qui nous font du bien.

De laisser les rêves qui ont émergés devenir réalité.

Profitons de cette parenthèse, mais n’oublions pas de la faire durer.

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