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Tu n’es pas obligé d’être tout le temps productif

Pendant le confinement, qui d’entre vous était à la maison, sans possibilité de télétravail ?

À quoi occupiez-vous vos journées?

Si vous êtes comme moi, vous aviez peut-être établi tout un programme.

Vous vous étiez fixé des objectifs : faire du sport, apprendre une nouvelle langue, suivre une formation en ligne…

Histoire de tirer parti de ce temps de repos forcé.

De ne pas se retrouver à la traîne.

Optimiser.

Peut-être que vous aussi, votre plus grande crainte, c’était de vous ennuyer.

Moi, j’étais terrorisée à l’idée de me transformer en larve sur le canapé, prendre 5kg et dormir jusqu’à 11h.

Rien que l’idée me hérissait le poil, comme si c’était fondamentalement mal.

Et puis en restant occupé, ça fait moins temps de penser à la période qu’on est en train de traverser. À tout ce que j’aimerais vraiment faire, si j’avais le droit de franchir ma porte d’entrée sans une attestation de déplacement dérogation.

Du coup, je me suis fait tout un programme.

J’aurais pu choisir de me consacrer à écrire, peindre, créer, en mode ermite.

J’aurais pu choisir de sortir de ma bibliothèque les beaux livres que j’adore, mais que je n’ouvre jamais.

Mais non.

Sur ma liste des choses à faire pendant ce confinement, j’ai mis des formations en ligne et des bouquins chiants.

Après avoir éliminé toutes les choses que je repoussais depuis longtemps (au choix, trier mes papiers, repeindre les murs ou mettre mes photos dans des cadres), j’aurais enfin pu faire uniquement des choses qui me font plaisir.

Mais non. Optimiser, toujours.

Continuer d’être productif, même en dehors de la sphère du travail. Comme si consacrer sa journée à ses loisirs, c’était mal.

Impossible de ralentir la roue dans laquelle on court, on se sent obligés de se faire un programme digne d’une semaine de 35h où la notion de performance est plus importante que celle de plaisir.

Or, on n’est pas obligé de tout optimiser dans nos vies. 

On n’est pas obligé de culpabiliser en voyant les autres faire plein de choses, ni s’obliger à faire de même.

Pour une fois, on peut s’autoriser à se faire vraiment plaisir, à ralentir.

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