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Le bon moment n’arrivera jamais

Le bon moment c’est lundi, parce que là, c’est le week-end et l’alcool me donne envie de fumer.

C’est en janvier, parce que avec les fêtes c’est compliqué de réduire le sucre.

C’est après la crise, parce que là, c’est vraiment pas le bon moment pour changer de job.

C’est quand j’aurais plus d’argent ou plus de temps.

Le bon moment, je l’ai beaucoup, BEAUCOUP attendu.

J’étais réellement persuadée que la raison invoquée était valable et que ce n’était pas le meilleur moment.

En fait, c’est sans doute la meilleure excuse que j’ai trouvé dans ma vie pour ne pas oser.

Parce que j’avais très peur de ce qui m’attendait derrière.

Parce que ça allait peut-être changer ma vie, être difficile, me sortir de ma zone de confort ou bien me coûter de l’argent et du temps sans garantie derrière.

Pourtant, j’en avais réellement envie et ça m’aurait potentiellement rendu très heureuse.

Le truc, c’est qu’il n’y a jamais de bon moment.

C’est comme pour un examen ou un concours : tu n’es jamais vraiment prêt.

Et pire, plus tu attends, plus tu es paralysé.

Moins on ose, plus la peur et les doutes prennent le dessus.

On devient victime des circonstances (qu’on imagine plus favorables chez ceux qui se sont déjà lancés) et spectateur de ce que notre vie pourrait être si

Sauf que tu peux toujours trouver une excuse.

Avant de partir pour ma première année de voyage, je voyais des gens qui quittaient tout et partaient avec 4 enfants sous le bras.

Moi, j’avais les meilleures circonstances possibles pour me lancer : pas d’enfant, pas propriétaire, et mon diplôme juste en poche.

Oui, mais est-ce que je ne vais pas mettre en jeu ma carrière, ma retraite, rendre caduc mon diplôme? Et quid de mon jeune âge, mes maigres économies ou mon absence totale d’expérience en matière de voyage ?

Bref, ce n’était pas le bon moment.

Mais cette fois-là, j’en avais vraiment envie. C’était tellement gros que je savais que c’était maintenant ou jamais.

J’avais peur de ce dans quoi j’allais me lancer, mais encore plus peur de vivre avec des regrets.

Si tu en as profondément envie, le bon moment, c’est maintenant.

Ça commence par une action, même la plus minuscule.

Le courage vient en osant.

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