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Les croyances limitantes

L’autre jour au resto, j’avais très envie d’un tiramisu.

C’est mon dessert préféré et il me faisait de l’œil, tout saupoudré de cacao qu’il était.

Mais j’ai pensé: non, tu ne peux pas.

Pourquoi? Je ne mange jamais de dessert ni de sucre, pourquoi ne pas me faire plaisir pour une fois?

Inconsciemment, je voyais autre chose. Je sais que j’ai été fortement accro au sucre. Que pendant longtemps, j’ai été dans l’excès, sans contrôle sur ma consommation.

J’ai lutté pour arrêter, pour ma santé, avant qu’il ne soit trop tard.
Il y a eu des rechutes, souvent pendant les fêtes.

Au fond de moi, je me vois toujours ainsi. Prête à replonger à tout moment et à recommencer à me gaver de sucre, incapable de me fixer des limites.

Tout ça, c’était vrai il y a 3 ans.

Si quelqu’un me rencontrait maintenant, il penserait sans doute qu’au contraire, je ne suis jamais dans l’excès.

Ça me paraîtrait fou. En contradiction totale avec l’image que j’ai de moi-même, avec une croyance construite et profondément ancrée qui me dessert (vous l’avez?).

Pourtant, on change au cours de notre vie. On apprend, on évolue.

Certaines croyances deviennent des vérités dont on a du mal à se défaire, voire elles deviennent notre identité.

Une croyance qu’on s’est répétée 1000 fois ou on nous a dit 1 fois, et qu’on tient pour vrai.

Ça facilite aussi la tâche pour le cerveau, qui sait à quoi s’en tenir.

Je suis comme ci, comme ça. Pas besoin d’être dans la remise en question permanente de nos contours.

L’exemple le plus frappant, c’est celui des personnes qui, après une perte de poids spectaculaire, se voient toujours « grosses ».

À l’inverse, certaines croyances peuvent nous aider.

Par exemple, je suis persuadée de bien résister à la fatigue. Après une nuit blanche, je lutte avec le sourire, persuadée de tenir le coup alors qu’en fait, je serai bien tentée de lâcher un « on a plus 20 ans hein! ».

C’est une croyance utile que je garde volontiers.

Mais pour les autres, celles qui nous desservent et nous limitent, sont-elles toujours vraies?

Je te propose de compléter la phrase: Je suis… (bordélique/timide/mauvaise en maths)

Est-ce que c’est vrai? Est-ce vraiment vrai?

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