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“Ma liberté de penser”

J’adorais cette chanson de Florent Pagny quand j’étais petite (j’assume moyen, j’avoue).

Quand je suis arrivée en Amérique du sud, continent d’expatriation de mon chanteur adoré, j’ai compris.

J’ai compris que ma liberté de penser se trouvait là, entre les cimes enneigées des Andes, sur les routes cabossées du Guatemala, dans les fonds colorés des Caraïbes.

Là où, enfin seule, j’ai exploré les merveilles du monde et surtout, l’intérieur de moi-même.

Jour après jour, je découvrais celle que j’habite depuis toujours. Celle que je pensais si bien connaître.

Mais peut-on vraiment se connaître quand on est confronté à rien d’autre que sa routine?

Sur la route, j’avançais. Au fil des kilomètres et au fil des pages de mon carnet.

Déconditionnée, hors de ma zone de confort, loin des médias, des idées et des peurs des autres, j’ai commencé à exister.

J’existais hors de l’image qu’on m’avait attribuée. Celle qui te colle à la peau et à laquelle tu dois te conformer, sinon on te glissera que “ça ne te ressemble pas” ou que “tu as changé”. Sinon tu risques de briser l’équilibre de la relation.

Alors à l’autre bout du monde, plus enfermée dans le regard des autres, tout était possible.

La fille timide pouvait être extravertie. Danser dans la rue, sauter de joie même.
La citadine pouvait se prendre à rêver d’une vie à la Into the Wild.

Je pouvais décider d’être qui je voulais.

Ou juste d’être moi.

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