Aller le contenu

Te lever à 6h du matin peut changer ta vie

Il y a 1 an, je passais un rude hiver en France.

J’avais du mal à me lever le matin, tout ça pour me traîner jusqu’à un job que je n’aimais pas.

Le soir, je rentrais épuisée.

J’avais grillé toutes mes cartouches au bureau, toutes mes ressources mentales.

Trop fatiguée pour écrire, peindre ou pour faire n’importe quoi qui m’importait vraiment, je m’installais sous un plaid.

C’est ainsi que j’ai fini par regarder les 10 saisons de Friends sur Netflix, et tout le monde trouvait ça normal.

Qu’est-ce que je croyais ? C’est ça, la vraie vie. Rentrer crevée du travail. C’est ça, l’hiver.

Accroche-toi à ton plaid, l’été va arriver.

Moi, je ne supportais pas cette hibernation forcée. La procrastination banalisée.
De rester enfermée à l’intérieur, sous des lumières artificielles.

Je tentais tout pour aller remonter la pente : sport, méditation, vitamine D

Rien n’y faisait, c’était comme appliquer un pansement sur une hémorragie. Bien tenté, mais pas assez.

Un jour, j’ai découvert le livre “Miracle morning” de Hal Elrod.

En résumé, l’auteur propose de se lever à 5h du mat’ pour faire 6 choses : du sport, méditer, écrire, lire, prononcer des affirmations (du style “je réussis tout ce que j’entreprends”) et “visualiser” les choses qu’on voudrait dans la vie.

Je me suis dit qu’il était fou.

À part être encore plus fatiguée, qu’est-ce que j’allais bien pouvoir y gagner ?

Mais j’étais prête à tout pour me sentir mieux, alors j’ai mis mon réveil à 6h (fallait pas pousser non plus) et serré les dents.

J’ai eu des cernes comme un panda et j’ai fini par abandonner pour grappiller un peu de sommeil, mais la graine était plantée.

Ce n’était pas le bon moment.

Je suis partie vivre au Pérou. Avec le décalage horaire, je me réveillais à 5h30 du matin, avec le soleil qui se jetait au bas de mon lit. Impossible de me rendormir.

J’avais 3h30 à tuer avant d’aller au travail.

Le premier jour, je suis sortie prendre les premiers rayons de soleil du matin. Les rues étaient désertes, exception faite des chiens fatigués de leur nuit à écumer les hauteurs de la ville.

Je me suis sentie privilégiée face à ce calme. Libérée aussi.

Pas besoin de regarder mes notifications, qui pourrait bien m’écrire à 5h30 du matin?

Quand je suis rentrée, l’appart était encore silencieux. J’ai écrit, lu, cuisiné.

Quand mes colocs se sont réveillés, j’avais l’impression d’avoir déjà vécu une demi-journée hyper productive de mon côté.

Ce jour-là, je suis allée au boulot avec le sourire. Pour une fois, j’avais fait passer ma vie avant mon travail.

J’avais l’impression d’avoir repris le contrôle de mon temps. D’avoir un cerveau frais, dispo, concentré.

Ce jour-là, j’ai été super productive au travail.

Alors j’ai continué les jours suivants, et puis les mois suivants.

Parfois, c’était dur. Quand on allait boire un verre après le travail, à 22h je somnolais déjà devant mon verre.

Je me suis adaptée.

Depuis, ma journée commence invariablement par un temps consacré à faire ce que j’aime ou à toutes ces choses que j’ai envie de faire, mais que je suis trop crevée pour faire le soir en rentrant.

En me levant à 5h30 du matin, j’ai retrouvé l’équilibre entre le travail et ma vie.

Et une chose est sûre : je rentre toujours crevée en rentrant du boulot le soir, mais au moins, je ne me sens pas frustrée.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.