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Mon premier voyage solo : la peur, la liberté & la réalisation

“Tu as de la chance!”, “C’est le rêve!”

Lorsqu’on part voyager au long cours, les autres projettent leurs propres rêves, leurs attentes, et leur imaginaire sur notre réalité.

Parfois, la réalité est bien différente.

Les premières semaines peuvent être éprouvantes.

Pour moi il y a eu trois phases: la peur, la liberté et la réalisation.

1. La peur

Au début, c’était dur.

J’étais épuisée, seule sans vraiment l’être.

Fatiguée de changer de lit tous les deux jours, des longues heures de bus, du manque de confort et de mes proches.

Encore effrayée par l’inconnu.

Pendant ce temps, les gens me répétaient que mes photos étaient magnifiques, que j’avais une chance incroyable.

C’était vrai, bien sûr. Mais en réalité, ça n’a fait qu’empirer les choses.

J’avais conscience de vivre quelque chose d’incroyable, alors comment expliquer que je me sente si faible et épuisée? Que je doute?

Je commençais à réaliser que j’allais passer un an, seule au bout du monde avec pour seul maison mon sac de 13kg. Toute ma vie dans un sac de 60 litres.

2. La liberté

Et puis j’ai réalisé.

J’étais seule à l’autre bout du monde, mais libre.

Mon sac de 13kg s’est transformé en un soulagement face au matérialisme dans lequel je vivais; Dans lequel on vit et qui sert à nous rassurer.

On apprend à se débarrasser du superflu et c’est l’esprit qui s’allège.

Au lieu de remplir son sac, on remplit son cœur. Sa tête de souvenirs.

Ma solitude, quant à elle, s’est transformée en un excellent prétexte pour aller vers les autres. Pour apprendre les langues.

Elle m’a aussi poussé à me connaître. Mes envies, mes faiblesses. À me débrouiller seule.

Je me suis découvert une force et une paix intérieure que je ne soupçonnais pas.
J’ai appris à vivre lentement.
J’ai appris des autres et de leurs expériences.

C’était grisant.

3. La réalisation

Et puis ça y est ! Je réalise mon rêve, mon rêve de gosse !

Petite déjà, je me sentais mal à l’idée de suivre ce chemin tout tracé, cette pression sociale qui t’impose des devoirs : étudie, travaille, trouve un mec, fais des enfants. Et dans le bon ordre, si possible.

Je me souviens que je me demandais: “est ce que c’est ce que tu veux pour toi ?”.

Ou est-ce-que c’est tellement ancré dans notre société que ça en devient logique, naturel, même si ce n’est pas conforme à mes propres désirs ?

À ce moment là, j’ai décidé qu’il fallait que je découvre « l’ailleurs ». D’autres manières de penser, de voir les choses.
Alors même si c’est dur, que ça demande de sortir de sa zone de confort, ça me paraissait comme une évidence.

Et ça y est, j’y suis. Et c’est si bon.

Je suis heureuse dans cette vie que j’ai choisie, heureuse de mon choix.

Je n’ai plus peur, et j’accueille chaque surprise que l’avenir me réserve à bras ouverts.

Si tu penses : « oh, j’en rêve ! » ou « tu as trop de la chance »…

Fais le. Faites le. Seul, à deux, en famille, vas-y !

Que tu aies un appart, une voiture, des enfants, fonce !

Tout est possible.

Même si parfois c’est dur, que ça demande des sacrifices, de sortir de sa zone de confort, de prendre des décisions difficiles, parfois irréversibles, fonce. Ça vaut le coup.

On regrette que ce qu’on a pas tenté.

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