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Se perdre

J’ai beau être moi-même une touriste, j’ai du mal avec les lieux trop touristiques.

Avec la foule bruyante, sans égards.

Quand des éclats de voix viennent briser la sérénité qui se dégage d’un sublime panorama, quand ils viennent interrompre la contemplation, le calme méditatif que réclame la nature…

Je rêve d’être seule au monde.

Heureusement, dans l’état du Chiapas au Mexique, il suffit de s’aventurer sur les petits chemins, prendre des tangentes. Et le calme revient.

Ce jour-là, on décide de rejoindre les lagunes Ensueño et Encantada depuis le lac de Montebello. Le chemin n’existe pas sur la carte mais on fait confiance au GPS pour la direction et on se lance entre petits chemins chaotiques et hautes herbes.

On finit par se perdre, tourner en rond et retourner au point de départ sans s’en apercevoir.

On tente un autre chemin. Cette fois, une mince ligne d’herbe piétinée nous mène dans la bonne direction.

Elle finit par s’évaporer et on se sent comme des exploratrices, à fendre ce paysage intouché.

Et soudain, la forêt luxuriante disparaît et on se jette dans une mer de conifères. Impressionnant contraste.

On s’assoit quelques minutes dans ce décor magique, baigné d’une lumière si particulière, presque argentée… avant que les moustiques ne retrouvent notre trace.

Quelques kilomètres plus loin, une route, un village ! Les enfants rentrent de l’école sous la chaleur de plomb. Les adultes nous observent avec curiosité, peu habitué à ce que leur village soit traversé par quatre touristes à pieds.

On finit par atteindre les lagunes, mission accomplie. Juste le temps de déguster une mangue devant leur eau turquoise avant d’être chassées par l’orage approchant.

Nouvelle mission: parcourir les 12 kilomètres de route déserte qui nous séparent de Tziscao pour rentrer…

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