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Le nouveau tatouage, cet intrus sur le corps

Est-ce que vous avez des tatouages ?

Pour ma part, j’en ai quelques-uns. Et chaque fois que je me fais tatouer, c’est la même chose. 

J’ai une idée bien claire, j’ai bien réfléchi. 

Je m’allonge sur la table recouverte de cellophane, fébrile mais sûre de moi. 

Je serre les dents pendant que les aiguilles percent ma peau et je détourne le regard, incapable de regarder l’encre se mêler au sang. 

Quelle sensation étrange que cette douleur choisie mêlée à la satisfaction.

Je sors de là, parfois le corps épuisé, souvent sur-excitée, impatiente que ça cicatrise pour pouvoir observer chaque détail de ce nouveau dessin sur ma peau. 

Mais chaque fois, quelque chose d’étrange ce produit.

Indubitablement, j’ai des moments de doute. Je ne l’admets jamais, mais je me demande toujours si j’ai bien fait, si je vais l’aimer finalement, ce nouveau tatouage.

Évidemment, je finis toujours pas l’aimer.

Mais avant ça, il y a cette surprise, ce petit sursaut presque, chaque fois que mon regard se pose par hasard dessus. Mon inconscient qui se dit : “Ça, ce n’était pas là avant”.

Ça prend parfois quelques semaines avant de m’habituer à lui. Avant de le regarder comme une évidence, comme s’il avait toujours été là, sur ma peau.

Avant que ce nouveau tatouage soit réellement devenu une partie de moi, de mon image et de mon identité.

Et chaque fois que je le regarde, que je les regarde, je me souviens de “pourquoi” il est là.

De cette période de ma vie, de cette personne, de cet événement tellement fort que j’ai eu besoin de le marquer sur mon corps à jamais.

Symboliser sur notre peau ce qui nous a d’abord encré l’esprit.

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